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Une poupée interactive qui parle et qui marche: un jouet révolutionnaire !

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Une poupée interactive : un jouet révolutionnaire devenu emblématique 

La poupée est l’un des jouets mythiques qui sont présents dans presque tous les foyers. Souvent associés aux petites filles, ils sont également très appréciés des garçons. Les raisons d’un tel succès ? Une évolution continuelle. Au fil des époques, on a vu passer les modèles en terre cuite, en porcelaine ou en cire avant l’arrivée des poupons en plastique et en silicone. Dès le début du 20e siècle, les fabricants ont aussi innovés en sortant des modèles qui marchent et qui parlent. Aujourd’hui, les poupées interactives font un carton, au point qu’elles apparaissent toujours dans la liste des cadeaux de nos chères têtes blondes. 

Mattel : le père de l’interactivité 

Bon nombre de personnes considèrent Chatty Cathy comme la première poupée parlante. Apparue en 1962, Chatty ne marche pas, mais communique grâce à un système breveté par Mattel. Elle a été la première poupée interactive à dire 11 phrases comme « jouons à la maison » ou « chantons ». Le mécanisme est activé par une cordelette qui dépasse de son dos. En tirant sur la ficelle, un disque rainuré s’actionne pour produire un son. 

À vrai dire, la poupée d’Edison inventé en 1890 émettait déjà des sons. Toutefois, elle ne rencontra que peu de succès en raison de son apparence qui peut horrifier les tout-petits. En revanche, Chatty Cathy fut très bien accueillie. Sa voix rassurante fournie par la légendaire Actrice June Foray en est certainement pour quelque chose. 

Chatty Cathy

Le début du phénomène 

En seulement quelques semaines, Chatty Cathy est devenu la deuxième poupée la plus populaire après Barbie aux États-Unis. Après son succès, l’équipe de Mattel a sans doute commencé à se tordre les mains en préparant leur prochain coup : inonder le marché du jouet avec des tonnes de poupées parlantes. Chose faite, car l’entreprise n’a cessé de peaufiner son système pour produire plusieurs modèles dans les années 60 et 70. Parmi les noms les plus connus, nos mamans se rappelleront peut-être des Baby Small-Talk et Sister Small-Talk. Parallèlement, d’autres fabricants de jouets finirent par suivre la tendance. En 1966, Clodrey sort Daisy, sa première poupée parlante tandis que la marque allemande Schildkrött lance un modèle utilisant un système semblable à celui de Mattel. 

Et la France dans tout ça ?

Les constructeurs français ont eu vent du succès des poupées parlantes de Mattel et n’ont pas hésité longtemps à plonger dans le bain. Plusieurs enseignes ont proposé leurs modèles, mais les Caroline de Gégé se démarquent particulièrement par leur qualité. La première Caroline est lancée seulement un an après la sortie de Chatty Cathy, en 1963. Nos mamans la reconnaitraient entre mille avec ses yeux dormeurs bleus et sa robe rose bouffante. Comme la plupart des modèles de cette décennie, Caroline ne marchait pas, mais parlait. Elle pouvait dire une dizaine de phrases en Français. 

Les poupées font leurs premiers pas 

C’est vers la fin des années 60 que les premières poupées marcheuses voient le jour. La marche était l’évolution logique de la parole chez les poupées, à l’image des enfants…

Difficile de dire avec exactitude lequel des grands fabricants de jouets est le précurseur, puisque les poupées sont sorties à la même époque. Alors que certains modèles marchent et parlent simultanément, la fonctionnalité était indépendante sur d’autres poupons. Seulement, à l’exemple des autres versions de Caroline Gégé et de Carine, le mécanisme n’était pas optimal. En effet, faire marcher une poupée est particulièrement compliqué. Mais la concurrence était telle que les fabricants devaient impérativement s’y essayer pour garder leurs parts de marché. La technique n’étant pas encore maitrisée, le style de marche – parfois terrifiant — était typique chez les premières poupées. 

Les choses ne se sont vraiment améliorées qu’à partir des années 80. Aux États-Unis, 1987 était marquée par l’arrivée de Jill, le premier poupon à pile de cette catégorie. Elle était massive, de la même taille qu’un enfant. En fait, elle a été conçue pour être « a lot like you », comprenez par-là « un peu comme vous ». Une promesse assez ironique, car les mouvements étaient trop saccadés. Elle tournait périodiquement la tête d’un côté à l’autre, puis bougeait fermement les bras de haut en bas pendant qu’elle parlait. Puis, en France, Gégé refait parler de lui avec le énième Caroline qui communique et qui marche en même temps

Innovation rime souvent avec électronique. Les puces, dont les prix ont chuté à partir de l’an 2 000, se sont répandues dans tous objets ludiques permettant d’ajouter des fonctions : bruits de moteur dans les petites voitures, son dans les garages en miniatures et pleurs dans les poupons.

Ce millénaire voit naitre l’humanisation des poupées. Grâce à l’évolution technologique, les enfants peuvent jouer au docteur pour « de vrai » grâce à Smoby et sa poupée Lilou qui est malade. Lilou a des maux de tête, tousse et pleure. Si sa « maman » le soigne bien grâce à une télécommande avec système infrarouge, le poupon retrouve la forme et rit aux éclats. Puis, les modèles se perfectionnent et le lancement de Miss Lansay en est la preuve « vivante ». Lansay fonctionne grâce à un logiciel en forme de cartouche inséré dans son dos. Il fallait d’abord programmer le poupon avec des informations personnalisées telles que le nom de son amie humaine, sa date de naissance ou encore les gouts en matière de couleurs. Ses données sont ensuite utilisées pour discuter avec l’enfant, une manière de créer une certaine proximité.

Bannière bébé reborn interactive

Pourquoi un tel engouement ? 

Aujourd’hui, les poupées qui marchent et qui parlent sont indissociables des magasins de jouets. Les enfants les affectionnent, tandis que les parents les voient comme un moyen de faire plaisir à leurs bouts de choux. Mais d’où vient le succès de ces poupons ? 

Ces jouets répondent aux besoins d’attention incessante des tout-petits. Les enfants de bas âge ont continuellement besoin d’être entourés et assistés pour se sentir comblés. En effet, avant leurs 5 ans, ces petits êtres ne sont pas encore capables de se débrouiller seuls et veulent une certaine interaction. Seulement, les adultes ne peuvent se consacrer entièrement à leurs caprices. Les jouets permettent donc aux enfants de s’occuper. À l’instar des jouets éducatifs et des jeux de construction, les poupées interactives se présentent comme l’une des meilleures solutions pour s'amuser tout au long de la journée. Étant plus performants, les modèles d’aujourd’hui peuvent réciter un millier de phrases et personnaliser leurs paroles. Les poupons sont plus que de simples objets, mais deviennent de véritables amis. 

Par ailleurs, les parents considèrent ces jouets comme des supports pédagogiques capables de transmettre des valeurs essentielles à leurs enfants telles que l’hygiène, la santé et le respect. Les poupées peuvent également aborder d’autres thèmes comme la géographie, la culture générale et culinaire. Et d’après les études menées par les fabricants, les enfants apprennent facilement par leurs amis en miniature que par les adultes. 

Les poupées interactives de nos jours 

Les poupées interactives s’invitent désormais dans de nombreux foyers en France, comme ailleurs. Elles sont un bon moyen pour stimuler l’imagination des enfants et pour apprendre à ces derniers d’interagir avec les autres. Livrées avec divers accessoires, les poupées préférées des petites filles n’ont plus rien à voir avec celles qui ont fait couler nos larmes à l’époque. Leurs capacités dépassent nos imaginations. Certaines gazouillent et parlent, et quelques modèles se déplacent à quatre pattes ou marchent. Puis, on a les poupons qui communiquent et marchent en même temps. 

Au fil des années, la simultanéité entre la voix et les mouvements est devenue monnaie courante. Pour se démarquer, les fabricants innovent en ajoutant de nouvelles aptitudes telles que la compréhensibilité et la faculté de répondre. C’est le cas de Cayla, qui est une première dans son genre. Il s’agit d’un poupon connecté doté d’une personnalité et capable de tenir une conversation. Rien de magique dans son fonctionnement, mais le système a nécessité un énorme travail pour les ingénieurs ayant adapté la technologie de reconnaissance vocale de Google. Pour mettre Cayla en marche, il suffit de la relier à votre smartphone ou tablette via la connexion Bluetooth. C’est de cette façon qu’elle pourra interagir avec votre enfant.

Puis, en plus de marcher, nous avons également les poupées qui dansent. Loin de la célèbre Ballerine Dreamer dont le mouvement se limite à tourner sur elle-même sur une molette, ces modèles bougent d’une manière autonome grâce à un mécanisme super bien travaillé. Évidemment, les mouvements se concentrent encore bien souvent au niveau de la tête, des bras et des hanches. On attendra longtemps avant que les poupées se mettent au ballet. 

Enfin, à part celles qui parlent, rotent et font pipi et caca, le réalisme le plus poussé pour une poupée est de la voir grandir. C’est ce que proposent les poupons évolutifs comme Little Love et Baby Wow Louis. Particulièrement intelligent, le comportement du jouet change en fonction de l’utilisation de votre enfant. À la réception, la poupée s’assoit avant de ramper. Mais au fil du temps, il commencera à marcher lorsqu’il bénéficie des soins nécessaires.